Quand je commence à m'émouvoir de petites choses simples, telles le bruissement de la cafetière, l'odeur du café, la chaleur de ma tasse de café, c'est que la vie s'empare de moi! Faut dire que de devoir prendre un café afin d'aller travailler, de boire un café en arrivant dans ma salle de travail, a de quoi me faire sortir de ma léthargie!Ajouter à cela, un peu de chaleur de ma douce amie, quelques mots d'amour de mon nouvel amant virtuel et me voilà voguant sur un très confortable petit nuage bleu, tout duveteux!
C'est un contrat de trois mois que je viens de décrocher, et je suis heureuse de travailler en groupe. Cela me permet de me reconnecter sur des choses plus terre à terre, telle un bâtiment. Penser à des tuyaux, des câbles, des planchers, des divisions, inhibe les introspections trop accaparantes! De plus, travailler avec des gars, bruyants et joyeux, m'éloignent de ces considérations féminines souvent trop émotives.
Et me fait apprécier d'autant plus la tendresse et le calme de Rachel, quand je reviens chez moi, dans mes odeurs de café et de pot pourri. Sous mes conseils, elle a décidé de considérer l'été qui vient comme une convalescence, où seuls la sérénité et le plaisir ont leur place! Elle travaillera au kiosque de Madame Caillé, à temps partiel, et profitera, avec moi, du calme du lac.
Je sens son équilibre tout neuf bien fragile, et je m'abstiens de lui mettre de la pression ou de lui faire quelques avances que ce soit. Parfois, je la sens câline, lorsque nous nous couchons et malgré ma hâte ou mon envie, je la laisse faire les premiers pas. Elle commence toujours par me faire des "dessins" dans le dos, presque distraitement. C'est bien doux, ces instants de tendresse. C'est bien doux, ces moments d'amour qui ne font pas mal!
Dormez-bien...
Sophie