
Voilà...quelques jours de silence cybernétique, pour mieux vivre ce que j'ai à vivre! J'ai lu, j'ai parlé, j'ai dormi...
Je m'étais mis en tête, en début de semaine, de séduire le nouvel associé. J'ai toujours refusé de mêler mon travail et ma vie personnelle, mais ce mec me chicotait trop. Et puis, il ne m'a même pas fait l'ombre d'une avance. C'est une chose de décider de refuser toute approche, mais c'en est une autre que de ne même pas avoir à les refuser. J'ai donc, subtilement, fait quelques efforts supplémentaires de coquetterie cette semaine. Léger parfum, vêtements plus seyants. Puis j'ai attendu d'avoir un dossier sur lequel nous devions tous les deux travailler. L'occasion s'est présentée mercredi. C'est donc gros Jean comme devant que je me suis pointée dans son bureau, pour éclaircir quelques hypothétiques petits points dans un banal dossier.
J'ai joué le grand jeu, je suis allée me poster à ses cotés, tout près, j'ai mis le dossier devant lui, en le frôlant à peine...Je lui ai posé quelques questions, de ma voix la plus grave, bonbon à la menthe sous la langue.
Il est resté de glace! Il s'est même un peu éloigné, m'a répondu brièvement, avant de replonger dans son propre dossier. Quelle déconfiture! Cela m'a mise en rogne pour le reste de la journée, et c'est agressive que j'ai reçu Pitou le soir même. En fait, il a eu droit à une presque séance de sado-masochisme. Je l'ai griffé, mordu, presque violé. Je lui ai arraché ses vêtements, je l'ai repoussé sur le divan, et me suis tout simplement assise sur lui, le chevauchant violemment. Jusqu'à ce que mort s'en suive.
Lorsqu'il est revenu à la vie, il m'a regardé avec un sourire béat, et m'a juste dit "Encore!".
Comment rester fâchée, avec un tel niais. Nous nous sommes finalement câlinés gentiment, et j'ai pu dormir sans faire trop de cauchemars. ;-)
Ma rogne est revenue hier matin, en me préparant pour le boulot. Mais qu'est-ce qu'il a ce mec pour ne même pas m'accorder le moindre regard? J'ai eu ma réponse, vers l'heure du dîner. Une jeune femme, tenant un poupon dans ses bras, passa devant mon bureau. Puis j'entendis des exclamations et des rires. Je me suis donc jointe à l'attroupement dans le corridor. Madame venait chercher son gentil mari, le bel associé en question, pour un lunch....en famille! Les présentations faites, monsieur, tenant fièrement son braillard dans les bras, me tape un clin d'oeil, avant de sortir...
Chanceuse va! C'est un mari comme cela que je veux! ;-)
Sophie