Si douce Sophie
Jeudi 30 septembre 99

En me promenant deci, delà sur Internet, je suis tombée par hasard, comme ça, sans intention aucune, sur un site pas piqué des vers. Bon, ne venez pas me demander quels ont été les mots clé pour y arriver. Je n’avouerai rien. Je demeurerai muette comme une carpe, une tombe, un musolé. Et cela même sous de douleureuses et inommables tortures. Je ne dirai rien, bon.

Donc, la petit trésor est un journal intime érotique. Oups ! ?

Règle général, je trouve cela incroyabelement ennuyant ces journaux intimes électroniques. Non mais, voir s’il y a quelque chose de tripatif à lire les états d’âmes songés de bonnes femmes coincées qui nous entretiennent du dernier ga-ga-gi-gi ! de leur cadet, de la tonne de vaisselle qu’elles devront se taper parce que leur n’homme-est-un-sans-cœur-qui-ne-fout-rien-dans-la-maison, ou de le frustration ressenti à l’épicerie parce que les fèves vertes n’étaient plus en spécial. Ou alors des mecs complètement disjonctés qui nous abreuvent de leurs frustrations matinales sur le pont Jacques-Cartier. A moins que ce soit de la teneur (et par le détail) de leur dernière séance chez leur analyste. Non mais. Ppfffff.

Quoi ? Cela vous rappelle quelque chose ? Allons donc ! Stop ! Je vous venir avec vos grandes raquettes, vous. Non, moi je ne fais pas cela. Je ... Je ...Je ..Bon, entouka.

Toujours est-il que la dite Sophie ne semble pas être le genre à se perdre en transe contemplative aux rayons des analgésiques au Jean Coutu du coin. Ou c’est qu’elle a l’imagination fertile. M’enfin dans un cas comme dans l’autre, que voilà une femme heureuse. C’est haletant, inventif et cochon à souhait ... Et surtout pas porno. A peine agémenté de quelques b.d. un peu légères. Un éloge, tout simple, à la sensualité, à la sexualité, aux femmes. Le style est excellent, cru mais respectueux. Mais bon, j’imagine que cela ne vous fait pas un pli sur la différence que cette jeune femme ait un très bon français, je me trompe ? ;- DD Vous voulez l’adresse n’est-ce pas ?

Alors, question de voir si cela passera la censure ainsi que de satisfaire votre curiosité ludique, je vous transcrit un court extrait.

-Il est venu me rejoindre comme convenu, aux petites heures du matin. Il s'est douché, puis est venu se blottir dans mon dos, en cuillère, son bras m'entourant la poitrine. Il a joué du bout des doigts, quelques secondes, après un mammelon, et il s'est endormi comme un bébé le nez dans mes cheveux. J'ai bien tenté de me frotter les fesses un peu sur son sexe, mais il était déjà loin.

Je me suis levée tôt, sans bruit, pour le laisser dormir et j'ai lu mon journal sur la terrasse. La journée s'annonçait déjà chaude. Quand j'ai jugé que Pitou avait assez dormi, je me suis recouchée, et je l'ai regardé. Ou plutôt j'ai admiré sa belle érection matinale...;-D

Que c'est vulnérable, un homme qui dort ainsi, couché sur le dos, offert aux regards et lèvres gourmandes! ;-). Sans le toucher, j'ai approché ma bouche ...

Bon, suffit ! Et les mains au-dessus du clavier, je vous prie. :) p.s. Pour les ceuzes qui ne sont pas trop choqués, je vous laisse l’adresse. Bonne lecture !