Mon homme est arrivé le vendredi comme prévu. Justine dormait sur le siège à mes côtés, je ne
suis donc pas allée à sa rencontre (vous savez, comme dans les films où les amants courent et courent dans les
bras l'un de l'autre ?).
J'ai été frappée par son air épuisé et ses yeux vitreux. Lui qui est plutôt basané avait le teint
verdâtre et transparent.
Il s'est agenouillé devant sa fille et j'oubliai tout, devant cette démonstration d'amour paternel. La conversation
que je voulais avoir sur notre avenir et... François aussi.
Et puis même si j'avais voulu... Mon Homme a été terrassé par un affreux virus gastro-intestinal. Je vous passe les
détails, mais je peux vous mentionner que j'ai eu, plutôt que mon amant fougueux des beaux jours, un mort-vivant sous ma couette. Le lundi,
il revint un peu à la vie, mais était d'une faiblesse évidente. Nos ébats furent donc brefs, quoique affectueux... :-)
Mardi, il s'en retournait déjà. Je me suis liquéfiée à l'aéroport.
Et le lendemain encore, mais pour d'autres raisons. A mon tour d'être malade. Deux semaines sans travailler... Pas tellement
bon pour mes finances ! Enfin.
Je vous passe les détails aussi.
Le vendredi suivant, j'étais encore dans un état de faiblesse misérable. Et la maison résonnait de mes soupirs, plus
profonds que le Grand Canyon.
J'appelai donc François. Mais j'étais en larmes avant même de lui raconter. Il me proposa donc son épaule que j'acceptai avec
empressement. J'essayai tant bien que mal, de camoufler mes cernes et de colorer mes joues. Mais vous savez, lorsqu'on tente
de maquiller un teint blafard ou d'enrayer des yeux rougit, on obtient rarement l'effet escompté. En fait, je faisais davantage
pitié. :-)
J'effaçai donc le tout, et choisis d'assumer !
Il m'ouvrit la porte, puis les bras. Je m'y blottis, humant sa chemise (noire) et appréciant son érection. Sa chemise
accueillit donc le déluge et je pu m'y moucher allègrement sans même qu'il ne bronche.
Décidemment, c'est vraiment un bon copain...