Il est rare que j'en parle en détails, question confidentialité, mais une offre en or m'est tombée dans les
mains, au travail. J'étais à contrat depuis plusieurs mois pour une firme. C'était un contrat extrêmement intéressant
et j'assumais la direction du projet, avec une équipe formidable. Or, mon patron m'a demandé pour une réunion
extraordinaire lundi matin.
J'ai terminé ce projet la semaine dernière et nous l'avons présenté à un groupe d'investisseurs en grande
pompe. Donc en principe, mon contrat est terminé et j'allais au bureau, cette semaine, question de finaliser
certains détails techniques et ramasser mes effets personnels.
Lundi matin, je me suis levée avant l'aube, pour voir si mon Homme m'avait envoyé un message, ce qu'il a l'habitude de faire.
Mais comme j'étais debout avant le réveil-matin, le chauffage était encore bas et la maison glaciale. Cherchant un pull pour enfiler par dessus
mon pyjama, j'ai trouvé, dans la garde-robe, la veste en tricot que Yan a oublié la semaine dernière. Je m'en saisis pleine
d'espoir, je l'enfile et retourne me coucher afin de pouvoir me remplir de son parfum. Sa veste sentait lui... comme s'il y était.
(tremblement de terre)
Enfin, je ne voulais plus la quitter et décidai donc d'aller travailler en jeans, moi toujours tirée à quatre épingles...
D'où ma confusion lorsque le président me demanda dans son bureau.
Enfin, je me suis assise devant lui et son visage avenant laissait présager de bonnes nouvelles.
Il me félicita chaudement pour ma présentation de la semaine dernière et il sortit deux dossiers. Un contenait, sur une page
le feedback des investisseurs qui se résumait en un enthousiasme délirant. Le contrat est dans la poche. Puis il me remis une pile de formulaires,
remplit par mon équipe, sur l'appréciation du travail effectué ensemble. C'était si... plein de compliments que ma
modestie en pris pour son rhume. J'en profite pour renifler discrètement mon épaule.
(sa bouche sur mon ventre)
Puis le président prit un air grave, puis poussa devant moi le deuxième dossier.
- Sophie, tu es une recrue de choix pour nous, et ce serait un grand privilège pour notre firme que tu acceptes de
considérer la proposition contenue dans ce dossier. La qualité de ton travail et de tes relations avec
l'équipe nous a impressionnés.
- Jacques, tu sais que je ne veux pas travailler temps plein, tu sais que j'ai besoin de la liberté que me
laisse le travail autonome. Je n'ai pas besoin de sécurité au point de m'enchaîner, surtout pour un salaire moindre...
- J'aimerais que tu étudies notre proposition à tête reposée. Nous avons tenu compte de tes priorités et nous avons
aussi tenu compte de tes honoraires afin de fixer un salaire qui saura, je crois répondre à tes attentes.
Je tripotais le dossier, n'osant pas l'ouvrir devant lui, de peur que la déception ou l'enthousiasme ne transparaissent
trop. Mais j'avoue que ça me tentait plus que je ne le laissais entendre. Car depuis que j'ai Justine, j'ai effectivement
besoin de davantage de sécurité.
(le bercer entre mes cuisses)
Je remerciai Jacques et sortis d'un pas nonchalant... Je retins un sourire victorieux et retournai à mon bureau pour
faire du classement dans mes plans et papiers. Je sentais le regard interrogateur de mes collègues qui tentaient,
de deviner, par mes gestes ou mimiques, ce qui venait de se discuter dans le bureau.
Tout se bousculait. J'aime cette firme et je m'y sens bien et respectée. Puis d'un autre côté, je remets en question
notre décision, à Yan et moi de vivre séparés. Ce n'est pas ce que voulais, pour notre enfant. J'ai envie, d'une part,
que nous vivions la dimension nucléaire de la famille ou encore que nous tirions un trait sur la possibilité de faire, un
jour vie commune et ainsi, chercher chacun de notre côté un partenaire afin de partager le quotidien.
(Sa main dans ma culotte, Carla Bruni qui murmure)
Donc, l'idée d'une carrière me chante, mais l'idée de m'attacher, alors que je voudrais peut-être tout quitter
et aller le rejoindre me fait hésiter.
J'ai du temps pour y penser, mon contrat m'a suffisament renflouée pour que je me paie le luxe d'y penser quelques semaines.
Sophie