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Correspondance ![]()
(Euh au fait... N'allez pas vous (et me) priver de m'écrire en craignant que je balance tous vos mots d'amour et autres cochoncetés à la face du monde entier, j'ai demandé la permission, dûment accordée !) Chère Sophie, Me croirez-vous si je vous dis qu'il est 4h30 du matin et que je vous ai lue toute une nuit, ébahie, abasourdie de tomber sur ce journal que je n'ai pas cherché? Je suis en France, eh oui... Mais qu'importe, j'espère que vous allez bien et que vous êtes heureuse. En tous cas, pour cette nuit, vous avez fait une heureuse : moi Avant d'aller plus loin, permettez-moi de vous dire merci pour le passage intitulé "Parole d'Honneur"! J'ai toujours rêvé d'un homme qui me ferait exactement "ça"!!! Et si j'ai bien tout compris, "ça" existe bel et bien ?!! Joy to the World!! Encore mille Mercis!! C'est fou comme vous me ressemblez, par cette façon d'y aller à l'instinct et de nier le concept de "demain". Quel plaisir de se dire que quelqu'un vous ressemble!!! Profitez-bien de tous les petits plaisirs que la vie vous offre : depuis peu, j'ai arrêté de complexer en écoutant les autres parler de "folie douce". Désormais, pour moi, c'est rien moins que de la sagesse. Oui! Avant de vous laisser, Je vous donne mon mail le plus souvent consulté, au cas où vous viendrait l'envie de me répondre : xxxxxx@yahoo.com. Et, pour finir, le dernier extrait d'un petit recueil de mails que je fais depuis quelques temps, avec l'intention de le publier, éventuellement en ligne, sous une forme ou une autre... Il rassemble certains mails échangés entre filles sur des thèmes assez fédérateurs. Bonne lecture (j'implore l'indulgence du jury) A bientôt, Catherine
****************************** Le jury a bien rigolé, c'est tout à fait audacieux et irrévérencieux. J'espère que cette Catherine aura envie de les publier sur un blog... Ma réponse : Bonsoir pour moi, bon matin pour vous. Je vais vous affliger une grande déception. Non, des hommes comme ça, ça n'existe pas. J'ai écrit cette chronique (fictive), après avoir rencontré une de vos compatriotes, lecteur aussi de mon journal, expatrié tout près d'ici. Le patin aussi c'était pour lui, et nous avons commencé ainsi. Voyez-vous comme c'est beau ? Une grande promenade, sur un lac gelé, en plein hiver canadien. J'ai craqué. C'était ce qu'on appelle un appel du pied, et le bougre, il a mordu, le pied d'abord, et tout le reste, juqu'aux oreilles ensuite. D'où mon silence depuis ce temps. Je me laisse croquer quoi. Mais non, je ne paie pas mon addition avec lui. Les français, encore plus que les québécois, sont très conservateurs à ce sujet. Mais il a quand même intégré certains principes, comme celui de ne pas tenter, jamais, de monnayer l'amour avec moi. J'ai même gagné, en promesse seulement, de pouvoir conduire sa bagnole. Comme c'est une crapule de frenchouillard, c'est déjà beaucoup. La douce folie, c'est pas pour moi en ce moment, ça j'ai connu, mais là, c'est la folie furieuse. Sentiments et émois inclus. Vos mails sont très rigolos, et j'aurais pu écrire la même chose, il y a peu de temps. Mais en ce moment, je dégouline d'amour, je baigne dans le romantisme, je ne porte plus à terre. On se fait toujours prendre, un jour ou l'autre et encore un autre, car on ne se souvient pas de la promesse qu'on s'était fait, la fois d'avant. Le coeur d'une femme a peu de mémoire hélas ou hourra ! Je vous embrasse, Sophie
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