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Petite douceurs ![]()
Épuisée aussi, d'une semaine à jongler et pester contre l'impossiblité de l'Homme à se libérer. Travail, voyage, obligations familiales, j'étais en 94ième place dans sa liste de priorité. Mais têtue, me suis soigneusement préparée chaque jour, au cas où j'aurais un appel ou un mail me disant "Rendez-vous annulé pm, suis libre". Tant pis pour moi ! J'ai rentabilisée la semaine autrement, mais... drôlement fâchée. J'ai donc envoyé un mail à Manuel, gentil poète qui glisse des papiers sous la porte de Sophie. Quelques jours sans ses douceurs, je lui écris "Besoin d'un papier ce matin". La commande arrive, dans ma boîte mail, un joli poème, comme toujours très à propos et en ligne avec mon état d'âme. Un baume. Toujours étonnée de voir que certains lecteurs me devinent mieux que les acteurs de ma vie. Puis, enfin, nouvelles du bourreau. Sera libre presque toute la semaine prochaine, propose un dimanche de farniente pour commencer. Joie ! Mais avant, puis-je faire une scène ? que je lui demande. - Oui. Bon, mes scènes sont ridicules. Pas capable de chiâler, ni de casser de la vaisselle. J'aimerais pourtant le faire avec dignité. Mais je lui demande seulement s'il m'aime. - Oui. Et toi, tu sais que je t'aime ? - Non, je ne sais pas. Cette semaine, tu ne pouvais vraiment PAS te libérer ? - Non. Tu ne m'as pas raconté de bobards ? - Non. Tu me trouves emmerdeuse, gluante, poisseuse ? - Non, tu es merveilleuse. Fin de la scène. Soulagée, j'ai un rendez-vous, deux dodos seulement. Puis j'envoie un mail à François. Il me répond en me demandant pourquoi je n'irais pas voir un spectacle avec lui ce soir. - Tu ne sais pas ramper que je lui réponds. Il réplique :
[mode ver-de-terre] allez, dis oui [/mode ver-de-terre] Morte de rire. Quel humour savoureux ! Donc après une séance intense de câlins-bisous-je t'aime avec ma Juju, je vais aller au pieu aussi, gaie et légère, je me prépare pour ma première journée de jardinage demain !
Sophie
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