Vacances surprises

Nous devions, lui et moi, partir en vacances une semaine en juin. Puis il a annulé pour cause de travail. Remis en juillet. Mais après la première semaine de juillet, pas de date fixée encore. Remis... en août, peut-être.

Yan, le père de Justine me coucoute sur MSN cette semaine là. Nous discutons régulièrement, des progrès de Justine, je lui envoie plein de photos et de clip. Nous ne parlons jamais de nous. Ni de mon journal, ni de ses amours et encore moins des miennes. De toute façon, qu'aurais-je à lui raconter ? Je n'ai vu mon amant que trois fois depuis le début de l'été. Ses voyages d'affaires, Justine ou mes quelques rares déplacements pour mon travail nous ont tenus loin l'un de l'autre. Or, ce jour-là, timidement, Yan me propose de venir passer deux semaines de vacances ici. Il veut absolument voir sa fille, et me suggère de prendre des vacances avec mon amoureux pendant que lui, il pourrait passer les vacances seul avec Justine, chez moi ou ailleurs si je suis mal à l'aise qu'il squatte ma maison.

J'ai eu un éclair de génie ! Mes projets de vacances ne semblant pas se concrétiser, je lui lance, sans réfléchir :

- Pourquoi ne pas prendre nos vacances ensembles ?

- Honnêtement, je n'osais pas te le proposer, mais ce serait vraiment chouette !

- Camping et nature ou auberge douillette ?

- Camping !

- Tu pourrais être ici quand ?

- Le 17 juillet... ça t'irait ?

- Ouaip ! Je t'attends !

- Sophie ?

- Oui ?

- On fait tente à part ?

- T'es malade ou quoi ?

- Yes !

Je jubilais. Enfin un projet chouette dans mon été pourri ! Il est arrivé le 17, comme convenu, et nous sommes partis le lundi suivant, question qu'il se remette un peu du décalage. Nous avons fait plusieurs endroits. Le premier, très sauvage. Sur un lac perdu, en pleine nature. Nous avons fait du canot, nous avons pêché, et nous avons marché des kilomètres. La première nuit, un chant lancinant me réveille... à sa respiration, je devine que Yan ne dormait pas. - Tu as entendu ? que je lui chuchcote. - Oui... c'est quoi ? - Un huard, Yan. - Wow !

Les trois premiers soirs, bien que couchés sur le même matelas, nous avions chacun notre sac de couchage. J'étais... toujours pleine de mon amant, et m'appliquais à le détester de toutes mes forces. Ce qui m'a été plutôt facile, sans contacts et étant donné ma très longue liste de récriminations et de frustrations. Le troisième soir, presque guérie, j'ai proposé à Yan de zipper nos sacs ensembles, puisque les nuits étaient fraîches. ;-)

Nous avons retrouvés aisément nos gestes. Il faut dire que nous étions, sexuellement parlant, plus que compatibles et tout coulait de source.

Ça m'a fait un bien fou. Nous étions plutôt réservés, puisque Justine était avec nous, mais vers la fin de la semaine, la météo annonçait des nuits très fraîches et bien que je sois une bonne campeuse, je n'aime quand même pas me geler les fesses, ni dormir avec des bas de laine. J'ai téléphoné à ma maman, qui a accepté de prendre Justine pour quelques jours, nous sommes entrés dans la douce chaleur d'une couette, dans une auberge en bois rond et nous en sommes sortis... trois jours plus tard. Pas de retenue cette fois.

Puis nous sommes retournés prendre Justine et sommes encore allés camper, mais dans un camping, très petit et très familial, dans le Nord. Une semaine de plage, de vélo, de piscine, avec une seule journée nuageuse. Le paradis. Quel sensation agréable que de se sentir "en famille", de s'émerveiller devant les pitreries de Justine...

Je suis gorgée. D'amour, de soleil, de sable, de beaux souvenirs.

Sophie
 
 
 

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